Jour 14 Encore New Orleans



On ne peut pas parler de New Orleans sans mentionner les ravages de l’ouragan Katrina en 2005. 21 ans plus tard, les traces ne sont pas visibles physiquement parlant, mais les gens de la place sont encore fortement marqués par les événements. Nous avons piqué une petite jasette avec David Spielman, photographe pigiste résidant de New Orleans depuis plus de quarante ans. Originaire de Tulsa, Oklahoma, il a étudié au Missouri et en Autriche avant de s’installer à New Orleans. Quand l’ouragan a frappé, il est resté sur place pour documenter le désastre. Il a aussi publié deux livres sur l’après-Katrina et la reconstruction. Aujourd’hui, il accueille gentiment les touristes comme nous dans sa galerie du Garden District. Il nous explique que malgré le caractère tragique des événements, il s’agit d’une opportunité inestimable pour un photographe pigiste et que cela a marqué sa vie et sa carrière.

Le Garden district et le French Quarter ont été quasi épargnés par la crue des eaux, étant plus hauts, près du Mississippi. C’est le Lac Pontchartrain qui a débordé, pas le fleuve. Cette page web du New York Times est pleine d'information, qu'on comprend encore mieux quand on a un peu parcouru les quartiers. Bref, les coins touristiques ont été épargnés, mais 80% des résidants ont été affectés. Et ce qui est épouvantable, c'est la gestion de l'évacuation. L'appel a été fait beaucoup trop tard, et sans tenir compte du fait que la majorité des résidents, et en particulier les moins nantis, n'avaient pas de moyen de transport pour évacuer. 


Le Superdome a été choisi comme lieu de refuge pour 10 000 personnes, mais les infrastructures étant détruites, il n'y avait plus d'électricité, les frigos ont donc lâché, il n'y avait pas de vivres ni matériel, et pas suffisamment d'eau pour tout le monde. Bref, un enfer. Et évidemment, ce sont les personnes les plus démunies et vulnérables qui y ont été englouties, la population noire en majorité. 

Cela dit, si on ne pose pas de question et on se promène en touriste, on ne saura rien de tout ça, et on se laissera tout simplement charmer par l'originalité de cette ville.

Après avoir marché les rues du Faubourg Marigny maintenant pas mal gentrifié, nous avons opté pour un pique-nique au parc Audubon, une balade de vélo et la visite du campus universitaire, avec bien sûr une bibliothèque résistante.

Le Faubourg a l'air d'un quartier déguisé soit pour l'Halloween, soit pour Pâques. Un peu comme quand les squelettes et les bonbons arrivent en magasin à la rentrée scolaire, et les sapins de Noël arrivent à la fin octobre, on a de tout au mois de mars ici.

Pâques

Pâques

Halloween

Pâques

Pâques

Halloween, mais en mai

Halloween

Pâques

Halloween

"Ear plugs 2$"
C'est peut-être insultant pour les musiciens à côté


Deux universités se côtoient devant le parc Audubon: Loyola et Tulane. Loyola est une université jésuite fondée en 1904 dont les bâtiments font penser au campus Loyola de Concordia. Tulane est plus ancienne, datant de 1834. 

Devanture, avec enseigne non centrée


Bibliothèque Monroe, Loyola University


Et voilà une bibliothèque qui sait bien recevoir ses résistants québécois préférés! Après le printemps érable de 2012, voici the Labour Spring de 2026!


Et un cadeau de la Little Free Library!




Parc Audubon



Commentaires

  1. Halloween ma fête préférée

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  2. un pape woke : Léon XIII
    Rerum novarum, publiée en 1891, est considérée comme le texte fondateur de la doctrine sociale de l'Église catholique. Il y affirme le droit des travailleurs à un salaire juste, à des conditions de travail sûres et à la formation de syndicats, tout en réaffirmant le droit à la propriété privée et à la libre entreprise.

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  3. pour éviter de futures inondations, je propose de drainer le lac Pontchartrain et de transformer l'endroit en un majestueux terrain de golf (portant mon nom, bien sûr). Cela permettrait de donner des jobs aux noirs, non syndiquées et au salaire minimum : tondeur(euse) de pelouse, rateleur(euse) de trappes de sable, arroseur(euse) etc. Les blancs pourraient s'amuser comme des petits fous : courses de voiturettes, frappes de petites balles dans de petits trous, etc.
    Donald

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  4. la citation du jour :

    Les espaces publics piétonniers et les parcs sont essentiels au bonheur et à la qualité de vie d'une ville, agissant comme des arènes vitales pour l'interaction sociale, la santé et l'égalité, tout comme les valeurs immatérielles que sont l'amitié et l'amour.
    Enrique Peñalosa, ancien maire de Bogota

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