Jour 18 - Galveston

Post Office Street, Galveston
 

L'Île de Galveston était habitée par les communautés Karankawa et Akokisa lorsqu'elle a été explorée par les Espagnols et les Français au 16e siècle. La Salle a baptisé l'île Saint Louis en 1685, et elle a été cartographiée par l'explorateur Jean Baptiste Bénard de la Harpe en 1721 comme une île dans la Baie de François. En 1785, l'explorateur espagnol Jose de Evia a donné le nom Galveztowm à la baie (Bahia), en l'honneur de Bernardo de Galvez, gouverneur espagnol de la Lousiane.

Ce n'est qu'en 1816 que des européens s'y sont installés; le pirate Louis Michel Aury s'en est servi comme base stratégique pour soutenir les Mexicains qui se rebellaient contre l'Espagne, et le pirate Jean Lafitte s'y est installé pendant 5 ans avant d'être chassé par les Américains en 1821. 

C'est un Canadien, Michel B. Menard, qui a fondé en 1836 la ville de Galveston à l'extrémité est de l'île. Un p'tit gars de LaPrairie! 

La ville est devenue un haut lieu de commerce, incluant le traffic d'humains. En 1860, la ville comptait environ 1200 esclaves, et 6000 personnes libres. Galveston est demeurée sous contrôle des troupes confédérées pendant la guerre civile. Elle a connu un essor considérable par la suite, devenant la plus importante ville du Texas, grâce à son port qui servait surtout au transport du coton.

Son heure de gloire a pris fin en 1900, quand l'ouragan le plus meurtrier de l'histoire américaine a frappé. La ville a été reconstruite, rehaussée de 5m, derrière un immense seawall. Les bâtiments qui sont demeurés debout sont qualifiés de survivors. Mais Galveston n'a pas repris sa position dominante et est maintenant une station balnéaire dont le port sert aux bateaux de croisière. 

Le Seawall Boulevard est une atrocité monumentale, quasi-autoroute bondée de pick-ups bruyants qui roulent trop vite, et bordée de commerces laids. 

Seawall Boulevard

Le centre-ville est encore joli, avec plusieurs bâtiments survivors, mais les commerces sont inintéressants et vendent des bébelles quétaines-à-notre-goût, à une exception près*. Le resto-terrasse pour le lunch était vraiment moyen, mais on n'avait pas fait d'effort pour trouver mieux. 

Immeuble au toit mansardé "comme à Paris",
reconstruit 4 fois suite à des incendies

"The Strand"

😑

The Strand

Police texane sur The Strand

Parking résistant

Le quartier résidentiel historique de Galveston est joli, mais il a perdu ses beaux chênes centenaires lors d'un autre ouragan, Ike, en 2008. Bref, Galveston promet, mais déçoit un petit peu. 








Malgré qu'il reste encore 24 heures au mois de mars, il fait chaud et humide en titi. Alors quoi de mieux qu'une bonne crème glacée résistante, originaire du Vermont, mais bien présente à Galveston!

Malheureusement sur l'atroce Seawall Blvd

Aucun endroit pour s'asseoir sur Seawall Blvd

Finalement, petite visite d'une maison parmi les survivor, qui a même servi de refuge lors de l'ouragan de 1900. 



Construite entre 1886 et 1893 au coût de 250 000$ sur les plans de l'architecte de renom Nicholas J. Clayton, cette demeure pompeuse appartenait à Walter Gresham, District Attorney (1872), membre de la Chambre des représentants du Texas (1886) puis membre du Congrès américain (1893). Comme les données sur l'IPC remontent seulement à 1914, on ne peut pas donner une estimation du coût de construction en dollars d'aujourd'hui, mais ce serait plus de 7 millions$ parce qu'en utilisant 1914 comme année de référence, on obtient 6 912 000$). Une recherche rapide ne donne pas beaucoup d'information pertinente sur les positions ou l'héritage de cet individu, outre le fait qu'il avait fait sa fortune en investissant dans les chemins de fer.

W. Gresham

Après la mort de Gresham en 1920, la maison a été vendue à l'archidiocèse catholique de Galveston et a hébergé l'évêque Christopher Byrne jusqu'à son décès en 1950. Une recherche rapide ne nous dit rien sur les positions politiques de cet évêque.

C. Byrne

Pendant cette période, l'une des chambres a été transformée en chapelle, et des vitraux d'art religieux ont été ajoutés à la maison. Le diocèse en a fait un musée accessible au public à partir de 1963. Elle appartient aujourd'hui à la Galveston Historical Foundation.






L'église, juste en face, tout aussi pompeuse

*L'exception aux magasins de bébelles quétaines-à-notre-goût: la boutique de rubber ducks. Le canard texan de Galveston a été conçu et produit ici même, avec une imprimante 3D de Galveston, et les profits sur sa vente vont à un organisme communautaire dont le nom nous échappe. La boutique peut être classée dans la catégorie résistante (voir ici). Le canard texan de Galveston va nous accompagner pour le reste du voyage, pour terminer son périple dans une salle de bain d'Ottawa. Bonne fête en avance MimiYork!



Commentaires

  1. la citation du jour :

    You can't stand between a Texan and his power tools. We like them. Big ones that drain the national grid. We also like truck-stop breakfasts, large moving objects, Monday night football, and the missionary position. We don't drink light beer, drive Smart cars, or admit to knowing the names of more than about five or six colors. And we don't wax our chests, ever.
    Lisa Kleypas, Smooth Talking Stranger

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  2. tous ces canards et pas un seul canard boiteux à mon image. C'est un scandale. par contre j'aime bien la poulette assise sur le canard, même si elle est un peu vieille pour moi.
    Donald

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  3. Happy birthday to me! Woohoo!!

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