Jour 39 - Nashville - L'Hermitage

 


Troisième et dernier jour à Nashville, on opte pour finir la visite du coin avec The Hermitage, soit le domaine du 7e président américain, Andrew Jackson. Ce n'est pas une bibliothèque présidentielle parce que le concept n'existait pas à l'époque, mais c'est un musée-publi-reportage quand même. 

Andrew Jackson est né en 1767 de parents irlandais fraîchement immigrés en Caroline (du Nord ou du Sud, c'est pas clair) en provenance de l'Irlande, et sa mère est écossaise. D'ailleurs Andrew était très très roux semble-t-il. Son papa est décédé avant sa naissance, alors il a été élevé par une mère monoparentale. Au vénérable âge de 13 ans, il s'enrôle dans l'armée avec ses frères, mais ils sont capturés par les forces britanniques. Il attrape plusieurs maladies aujourd'hui contrôlées par des vaccins, il survit, mais ses frères meurent. Sa maman meurt aussi peu de temps après, et il est alors orphelin. On ne sait pas trop comment, mais à 21 ans, il finit par devenir avocat en Caroline du nord et sera nommé procureur par un ami juge. Rien de mieux que des amis juges pour réussir dans la vie.

On ne sait pas trop pourquoi non plus, mais Andrew Jackson se déplace vers l'ouest et aboutit à Nashville à la fin de 1788 et bâtit son petit empire avec diverses activités commerciales (taverne, magasin, distillerie, production de bateaux, spéculation immobilière, courses de chevaux, ferme, général de l'armée, puis politicien). Il devait être un beau vendeur de brosses avec un gros égo ambulant, ou il devait avoir un trouble de la personnalité narcissique, parce que cela l'a mené éventuellement à la présidence des États-Unis.

Ce qu'on retient: Andrew Jackson croyait en "l'Union", évidemment une fois qu'il en était le président, il l'a défendue face aux États qui souhaitaient, individuellement, une union seulement pour les éléments avec lesquels ils étaient d'accord. Même après sa retraite, il est resté impliqué en politique et a joué un rôle de premier plan dans l'annexion du Texas à l'Union.

On retient aussi: Andrew Jackson a été très amoureux de sa douce qui était déjà mariée, mais qui avait quitté (plus ou moins divorcé, c'est pas clair) son premier mari, chose qui a été vicieusement relevée par ses opposants politiques. Finalement, ce sont les potins qui sont les choses les plus intéressantes que les visites guidées offrent.

On retient surtout: Andrew Jackson avait 110 esclaves qui lui assuraient sa prospérité. Le publi-reportage le reconnaît et tente de leur rendre hommage, mais quand même assez discrètement.

On retient enfin: Andrew Jackson et sa douce n'ont pas eu d'enfants biologiques, mais en ont adopté plein. Un seul de la gang a été désigné l'héritier. Il a dilapidé les fonds et a été obligé de vendre le domaine familial pour payer ses dettes. Un groupe communautaire géré par des épouses d'hommes riches a travaillé fort pour préserver le domaine et rendre hommage à 'leur' président originaire de Nashville. Lors des visites de la maison du 7e président américain, les guides expliquent que malgré les belles tapisseries françaises sur les murs, la maison ne présente pas les caractéristiques d'une maison luxueuse pour l'époque. Notamment, les colonnes sont en bois et l'aspect de pierre est du trompe l'oeil. La maison n'avait pas de plomberie - donc aucun tuyau pour amener ou évacuer l'eau. Avec 110 personnes à son service, ça doit pas être trop grave.


Prix du patriotisme ostentatoire de la semaine:
250 drapeaux sur le terrain domanial


Commentaires

  1. la citation du jour :

    Les hommes sont libres. Ou ils se croient libres. Ils sont, en vérité, si étroitement maintenus dans un fragment dérisoire de l'espace et dans leur époque d'où il leur est interdit de s'échapper que leur fameuse liberté, dont ils font si grand cas, n'est que trompe-l'oeil et illusion.
    Jean D'Ormesson

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